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copy of Gomerfontaine - Point 1 à 2

Ce segment va de la route départementale 923 jusqu’au cours de la Troësne, il comporte trois environnements spécifiques : une haie vive, une flore saxicole, qui vit sur les murs, et une flore de zone humide.

Lien vers la carte de Gomerfontaine-Compostelle

  • Une haie fournie longe le mur de la route jusqu’à la ferme de Gomerfontaine.
    Elle comprend divers arbustes vivaces qui présentent des fleurs ou des fruits selon les saisons :
    - l'églantier ou rosier des chiens (Rosa canina), fleurs blanches ou rosâtres, fruits (cynorhodons) rouges, allongés ;
    - le prunellier, ou épine noire (Prunus spinosa) à vieux rameaux très acérés et riche floraison blanche, suivie à l’automne de fruits ronds, noir bleuâtre et pruineux, les prunelles ; les jeunes feuilles, à l’extrémité des rameaux, servent à faire le "vin d’épine" ; quant aux fruits, leurs noyaux broyés sont utilisés pour faire un alcool fort (prunelle de Troyes, patxaran du Pays Basque,…) ;
    - l’aubépine (Crataegus monogyna), épineuse elle aussi, à fleurs blanches, mais à fruits plus petits et rouges, les senelles ;
    - le sureau noir (Sambucus nigra), arbuste, à fleurs blanches abondantes disposées "en ombrelles" délicatement parfumées, fournit des bouquets retombants de petites baies noires (à ne pas consommer crues) ;
    - la ronce (Rubus fruticosus), à fleurs blanches éparses, qui donne les mûres ;
    - le fusain d’Europe (Euonymus europaeus), bonnet de prêtre ou d’évêque à capsules roses, quadrangulaires, qui évoquent certaines coiffes religieuses, et contiennent des graines orange vif ; appelé aussi bois carré, il donne son nom au bâtons de fusain, très prisés pour le dessin, obtenus par une technique de carbonisation proche de celle du charbon de bois.
    - le troène (Ligustrum vulgare) à floraison blanche très odorante et grappes de petits fruits noirs ;
    - l’érable champêtre (Acer campestre), normalement c’est un arbre (voir segment 3) mais il supporte bien la taille en haies ;
    - la clématite (Clematis vitalba), une vraie liane très envahissante, peut atteindre des proportions impressionnantes dans les bois ;
    - le lierre (Hedera helix), classique, omniprésent ; intéressant pour les abeilles car très mellifère et fleurissant en automne.

  • Au niveau de la ferme, le mur est dégagé et porte quelques plantes saxicoles (qui vivent sur les pierres des vieux murs) comme :
    - la pariétaire de Judée (Parietaria judaica), espèce peu attrayante, dont les tiges et les feuilles collent au toucher ;
    - la cymbalaire des murs, linaire cymbalaire (Cymbalaria muralis), ou ruine de Rome, très élégante, avec ses tiges tombantes, garnies de petites feuilles rondes, légèrement lobées, et de délicates fleurs violettes. Hélas, le mur est bien entretenu… et ces plantes souvent le plus souvent arrachées.

  •  La Troësne offre une végétation de zone humide Sur les rives :
    - la grande consoude (Symphytum officinale), munie de fleurs en clochettes blanches à roses ;
    - l’iris jaune, ou iris des marais (Iris pseudacorus), fleuron des zones humides ;
    - le carex, ou laîche, en épi (Carex spicata) qui forme des «touradons», nom donné aux larges touffes rayonnantes de ses feuilles persistantes ;
    - des joncs (Juncus sp.) qui ourlent les rives ; Dans le cours de la rivière s’observent :
    - le callitriche (Callitriche sp.), qui forme des nappes de rosettes de petites feuilles flottant près de la surface de l’eau ;
    - le rubanier émergé (Sparganium emersum), dont les longues feuilles ondulent au gré du courant, visibles selon la saison. Notez que ces espèces subaquatiques sont des plantes à fleurs.